©Pascal Grasset, juillet 2018. Luchino Visconti a toujours souhaité adapter l’œuvre de Marcel Proust, dont il est un fin connaisseur depuis sa jeunesse, voire son enfance puisqu’il a connu ce monde décrit dans la Recherche ; il racontera d’ailleurs comment...
CONFIDENCES NOCTURNES Mes nuits de plomb et de sable A l’effet du valium succèdent bien vite les cogitations du réveil, tout comme ces fleurs qui pressentent la fin de la nuit et sont déjà à l’oeuvre avant même que la plus petite lueur du jour ne leur...
Si je ravive en moi le souvenir de mes premières impressions de lecteur, c’est aussitôt le sentiment d'un monde qui vient de finir et dont il ne reste sur la rétine que l’image fugitive du passage de la chevelure d'une étoile filante. C’est à l’école...
La brunette se tient là, devant nous, accapare notre regard, nous empêche de voir. A l’ombre d’un pin, qu’on ne voit pas, mais dont les aiguilles entrent dans le cadre. La jeune fille est assise au premier plan. Elle tourne la tête vers nous, plante ses...
Olivine C’est bien aussi en raison de son appellation double que cette gemme semi-précieuse est « particulière ». Elle vient alors comme un agrégat de fins grains vert-olive dans sa gangue de basalte et porte en elle son lourd passé de lave volcanique....
Nul ne l'entendra, le cri coupé de ton cou. Sourcils froncés, regard dardé sur les quidams, De quel crime affreux accuses-tu homme ou femme ? Est-ce Dieu qui condamne, les prêtres ou bien les fous ? Les desseins obscurs roulés dans ta chevelure N'y serpenteront...
A Roger Caillois. Pour moi, Vichy cristallisera toujours sous la forme de la Célestine, minéral bleu ciel dont la composition chimique, si j’en faisais état, ôterait bien des charmes au nuage de significations qui lui est attaché. Outre une évidente parenté...
Bien plus encore que la toile de Hieronymus Bosch, c’est son titre qui ranime en moi l’écho vaguement douloureux d’une scène vécue. Dirais-je que l’atmosphère brumeuse et mollement onirique des images qui m’en reviennent ressortait à ces neuroleptiques...
Mon Saint-Clair de Cette. A (Paul )Valéry/Larbaud. Aux tiens aussi. C’est la courbe d’une hanche de femme allongée sur le sable en plein midi. Au soir, de loin, il devient un pan du ciel d’été constellé de lampadaires qui se serait posé là, nu au pied...